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La cigogne : comment et où vit-elle ? Tout savoir sur la cigogne

On appelle cigogne les échassiers du genre Ciconia qui, pour la plupart, sont des oiseaux migrateurs. Parmi toutes ces espèces, cigogne noire et cigogne blanche sont les plus connues sous nos latitudes. Penchons-nous plus précisément sur ces cigognes pour mieux connaître leurs particularités physiques, leur mode et leur lieu de vie.

La cigogne : comment et où vit-elle ? Tout savoir sur la cigogne

Cigogne blanche et cigogne noire : des échassiers migrateurs cousins

La cigogne blanche (Circonia circonia) et la cigogne noire (Ciconia migra), du genre Ciconia, appartiennent à la famille des Circonidae (Circonidés). Il existe d’autres espèces de cigognes, moins connues telles que :

  • La cigogne maguari (Ciconia maguari),
  • La cigogne épiscopale (Ciconia episcopus),
  • La cigogne orientale (Ciconia boyciana),
  • La cigogne d’Abdim (Ciconia abdimii).

Cette liste n’est pas exhaustive.

Les cigognes ramassent des branchages avec lesquels elles construisent soigneusement leurs nids. Ceux-ci sont hissés à une bonne dizaine de mètres du sol, voire parfois entre douze et quinze mètres.

La cigogne blanche

La cigogne blanche

Espèce patrimoniale protégée, la cigogne blanche, symbole de la fertilité selon une croyance médiévale, est emblématique de l’Alsace parce qu’elle construisait instinctivement son nid sur les cheminées des maisons alsaciennes. Elle peut tout aussi bien choisir la cime d’un arbre ou d’un pylône. Malgré tout, au milieu des années 70, on ne dénombrait plus que neuf couples de cigognes blanches dans cette zone géographique. Des efforts ont été réalisés et l’on se réjouit d’assister aujourd’hui à son grand retour en Alsace où l’on dénombre environ neuf-cents couples.

La cigogne blanche est un grand oiseau migrateur pouvant atteindre 1,15 m de hauteur pour un poids de 4,5 kg et une impressionnante envergure de 2,15 m. Elle arbore un plumage noir et blanc et des pattes rouges, très longues et fines. Son bec est rouge et ses yeux cerclés de noir. On ne peut distinguer le mâle et la femelle tant ils se ressemblent physiquement.

Elle se nourrit de petits animaux vertébrés (mammifères et amphibiens), de vers et d’insectes qu’elle trouve dans les endroits marécageux, les zones cultivées et les prairies, mais peut aussi puiser sa nourriture dans les décharges publiques trouvées lors de sa migration dans les pays où ces décharges sont encore fréquentes. Cela peut lui porter préjudice sur le plan sanitaire.

En dehors de l’Alsace, on trouve surtout des cigognes blanches en Charente maritime, en Normandie, en Picardie (plus spécifiquement dans la Baie de Somme) ainsi qu’en Lorraine dans le secteur de Nancy.

Cet oiseau migrateur s’installe de préférence à proximité immédiate du lieu de vie des humains. Elle migre en Afrique ou en Espagne, du début de la deuxième quinzaine du mois de février jusqu’à la fin du mois d’août pour revenir en France afin d’y passer le reste du temps.

La cigogne noire

La cigogne noire

On trouve la cigogne noire dans la Péninsule ibérique ainsi qu’en Europe de l’Est où elle niche dans des endroits écartés des habitations, plus spécifiquement là où elle trouve des forêts, des rochers, des ruisseaux ou des étangs.

La cigogne noire est plus petite que la cigogne blanche, puisqu’elle n’excède pas 1 m de hauteur pour un poids maximum de 3 kg et une envergure de 160 cm tout au plus. Elle se distingue par son plumage volumineux et hirsute au niveau de son poitrail qui peut former une collerette et à ses plumes blanches sous la queue (ce sont les plumes sous-caudales), à la base du poitrail et sous les ailes (plumes axillaires). Tout le reste de son corps est recouvert de plumes noires laissant apparaître de subtils reflets tantôt violets, tantôt verts.

Elle se tient sur de longues pattes rouges d’une grande finesse, et possède un bec rouge vif, long comme chez tous les échassiers. La zone qui entoure chaque œil de la cigogne noire est rouge et totalement dépourvue de plumes. Elle possède une tête plus petite que la cigogne blanche. Mise à part une taille un peu plus importante chez le mâle, il n’existe pas de dimorphisme sexuel chez cette cigogne pas plus d’ailleurs que chez la cigogne blanche.

Son régime alimentaire se compose d’insectes, de petits mammifères, d’amphibiens, d’oiseaux, de crabes et de poissons.

A l’exception des spécimens vivant en Espagne (et qui ne migrent pas), la cigogne noire migre entre mi-août début septembre et jusqu’à mi-mars pour passer l’hiver en Inde ou dans certains pays d’Afrique tels que le Mali, la Tunisie et le Nigéria. Les cigognes les plus âgées partent un peu plus tard que les populations les plus jeunes. Pour se rendre dans ces zones géographiques, elles volent au cœur des courants d’air chaud ce qui leur permet d’effectuer 300 km par jour, parfois même jusqu’à 500 km.

Reproduction chez la cigogne

En général, c’est à l’âge de 3 ou 4 ans que la cigogne commence à se reproduire. C’est le moment où elle construit soigneusement son nid grâce à des branchages.

Le mâle et la femelle se relaient pour couver les œufs. La couvaison dure de 38 à 42 jours après quoi a lieu l’éclosion. Chaque poussin pèse au grand maximum 75 grammes selon son espèce. Les parents n’hésitent pas à tuer leurs plus faibles poussins, d’autant plus lorsque la nourriture vient à manquer. Les plus robustes cigogneaux prennent leur envol au bout de 70 jours au maximum, soit à la fin de la période durant laquelle ils ont été nourris et protégés par leurs parents.

Le taux de mortalité des poussins est en partie lié aux conditions météorologiques au moment de l’éclosion des œufs de cigogne. Plus l’humidité ambiante et/ou le froid sont importants, plus il y a de risques pour les cigogneaux. Cela compte également pour la survie des différentes espèces de cigognes car les oisillons nés dans les meilleures conditions engendrent généralement à l’âge adulte plus de cigogneaux que les autres.

La cigogne est un échassier migrateur vulnérable aux pesticides et à la pollution en général, au réchauffement climatique, aux lignes électriques aériennes sur lesquelles de nombreux spécimens s’électrocutent chaque année. Selon les espèces et les pays, la cigogne est un échassier menacé, qui peut être protégé ou réglementé.

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